Tonsures et premiers ordres mineurs au séminaire d’Ecône

07 Mars, 2020
Provenance: Séminaire Écône

Le 7 mars, samedi des Quatre-Temps de Carême, Mgr Bernard Fellay conférait la tonsure cléricale à onze lévites, et les ordres de portier et de lecteur à onze autres, parmi lesquels un frère capucin de Morgon.

Éclipsé par la liturgie quadragésimale en ce 7 mars, jour de sa fête, saint Thomas d'Aquin n'a pas manqué pourtant d'envelopper de sa bienveillance notre cher séminaire d'Écône.

Traditionnellement consacré aux ordinations dans l'Église, ce samedi des Quatre-Temps vit en effet la promotion de onze jeunes gens à l'état clérical, par la réception de la tonsure ecclésiastique ; puis l'ordination de onze autres à l'ostiariat et au lectorat, les premiers ordres mineurs


Mgr Bernard Fellay, dans le sermon qu'il prononça pour l'occasion, établit la nécessité de la distinction traditionnelle entre clergé et laïcat dans l'Église.

D'origine divine, et rendue visible par la tonsure, cette séparation des clercs permet de déterminer, parmi les chrétiens, la portion choisie qui se verra confier des pouvoirs dans son Église. Depuis le concile Vatican II, et c'est gravissime, il existe de plus en plus une tendance à nier pratiquement cette nécessité. Aujourd'hui, la promotion des « ministères » que les laïcs pourraient assurer dans l’Église entretient la confusion, et nourrit les esprits dans cette indifférenciation douteuse, à contre-sens de l'orientation donnée par le Christ.

Puis le prélat insista sur la visibilité nécessaire de cette nécessaire distinction. L’Église exige en effet que ses clercs soient incardinés, c’est‑à‑dire qu’ils soient attachés à une société reconnue par l’Église.

C’est un point sur lequel Monseigneur Lefebvre insistait particulièrement, avant de nous conférer la plénitude du sacerdoce, explique le pontife : que nous n’ordonnions pas des clercs qui ne sont pas incardinés. Car l’Église est comparable à un homme : cette société a un corps, qui est visible ; elle a une âme aussi, qui est la communion mystique dans la grâce. Or, il existe aujourd'hui, chez les chrétiens qui s'opposent aux dérives modernes de la hiérarchie ecclésiastique, une tendance à négliger l’aspect social et juridique de l’Église, pour n’en retenir que le côté mystique. Cette attitude va elle aussi à l’encontre de la constitution divine de l’Église.

En guise de conclusion, Mgr Fellay exhorte les fidèles à prier la Mère de Dieu pour qu’elle donne à l’Église beaucoup de saints prêtres.


Par l'ordre de portier, le clerc se voit confier la mission d’ouvrir et de fermer les portes de l’église, de convier le peuple de Dieu à la prière par le son des cloches, et de veiller à la propreté et à l’ornementation de la maison de Dieu. Nos portiers entrèrent aussitôt en fonction, fermant et ouvrant tour à tour la porte de notre église, avant d'en faire retentir la cloche.

Par l'ordre de lecteur, le portier assume la fonction de chanter les leçons de l’Ancien Testament, ainsi que celle de bénir le pain et les fruits nouveaux.

Trois des onze nouveaux lecteurs auront pu chanter les dernières leçons de cette messe des Quatre‑Temps, avant d'aller baiser l'anneau pontifical.

Aux séminaristes de troisième année s'ajoutait pour recevoir ces ordres le Frère Lazare‑Marie, du couvent Saint-François de Morgon.

Que l'Immaculée daigne confirmer ces jeunes gens dans leur désir de servir l'Église !

Et que saint Thomas les assiste dans leur formation sacerdotale, leur accordant pieuse doctrine et piété doctrinale !